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Le duc de Luynes continue les embellissements du château, notamment pour les jardins et les pièces d’eau. Il décore une chambre en l’honneur du roi : on note plusieurs visites de Louis X l l l de 1617 à 1621. En 1649, du temps de son fils Louis-Charles,le château subit de grands dégâts pendant les troubles de la Fronde opposant les partisans du roi à ceux du Parlement.. Le château est ensuite mis en vente plusieurs fois.
En 1665, la duchesse de Montpensier écrit dans ses mémoires : “ j’allais la voir (cette maison) à dessein et je ne la trouvais pas à ma fantaisie. Il vint du monde de Paris me voir. Le séjour que je fis à Lésigny ne fut que de trois ou quatre jours ”. Les propriétaires suivants sont issus des familles de Boislevé, d’Armaillé, d’Eu puis de Bourbon-Penthievre (dernier descendant des fils légitimés de Louis XlV et madame de Montespan).

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Le duc de Bourbon-Penthièvre, homme bon et généreux, ne fut pas victime de la Révolution et mourut naturellement en 1793. Sa fille la duchesse d’Orléans (épouse de Philippe Egalité et mère du futur roi Louis-Philippe) lui succéda à LÉSIGNY. Cependant en 1794, le district de Melun ordonne que les tours du château soient rasées et les étangs comblés, comme signes de féodalité. Puis, en 1798, c’est la confiscation et la vente comme bien national. Acheté par un nommé Géré et revendu plusieurs fois, le château est acquis en 1822 par Charles Archdéacon qui sera maire de Lésigny en 1822. Il restera dans la famille et s’y transmettra de mère en fille durant près d’un siècle et demi. Parmi ces dames, Geneviève Pérignon, comtesse Minangoy, reconstruit en 1898 la partie droite du château, crée le hall et le grand escalier et réaménage la chapelle. Sa fille Elisabeth épouse Louis Gérard, directeur de la chocolaterie Menier à Noisiel, maire de Lésigny en 1919. Ils avaient l’habitude d’accueillir des scouts et séminaristes en villégiature. En 1958, Jacques Lacroix, cofondateur du studio Harcourt, achète le domaine et mène pendant quinze ans de nombreux travaux de restauration : bâtiments, plafonds, charpente et couverture, jardins à la française, mais il le revend en 1973. Le mobilier est vendu aux enchères et dispersé. Après dix années d’abandon, et l’amputation de 15 hectares par le tracé de la francilienne, le parc et le château sont rachetés par M. Magnus. Il n’est plus habité mais sert de lieu de réception et de tournage (cinéma et télévision).